Des chercheurs britanniques viennent de montrer qu’un composant du thé vert pouvait augmenter l’efficacité de certains antibiotiques. Un espoir dans la lutte contre l’antibiorésistance.

La résistance aux antibiotiques ou antibiorésistance est un problème de santé publique car elle rend difficile – voire impossible – de traiter certaines infections. Dans leur lutte contre ce phénomène, certains chercheurs dénichent des armes parfois inattendues. C’est le cas du thé vert. Ou plutôt d’un composant du thé vert.

Ainsi, des scientifiques de l’Université de Surrey viennent de montrer que l’épigallocatéchine, un antioxydant présent dans le thé « pouvait restaurer l’activité de l’aztréonam. Cet antibiotique est couramment utilisé pour traiter les infections causées par Pseudomonas aeruginosa, une bactérie responsable de nombreuses infections nosocomiales ».

Antiobios + produits naturels

En fait, ces chercheurs, après avoir conduit des tests in vitro et in vivo, ont montré qu’utilisés individuellement, l’antioxydant et l’antibiotique n’avaient que peu d’effet sur la bactérie. Mais associés, ils agiraient de concert et seraient plus efficaces. « L’épigallocatéchine faciliterait l’absorption de l’aztréonam en augmentant la perméabilité de la bactérie », notent les auteurs.

« La résistance aux antimicrobiens est une menace sérieuse pour la santé publique mondiale », rappelle le Pr Roberto La Ragione, principal auteur de ce travail. « Des produits naturels utilisés conjointement avec des antibiotiques actuellement homologués pourraient être un moyen d’améliorer leur efficacité. »

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