











Autrefois appelé « noir de fumée », cette substance renferme les particules fines et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) résultant de la combustion des hydrocarbures. Or ces polluants sont bien connus pour les effets dévastateurs qu’ils exercent sur l’ensemble de la sphère cardio-respiratoire.
Le Dr Jonathan Grigg de la London School of Medicine a pris la roue de 5 volontaires se rendant chaque jour, à vélo, sur leur lieu de travail dans le centre de Londres. Son groupe « témoin » a été constitué de 5 piétons Agés de 18 à 40 ans, non-fumeurs et en bonne santé, tous se sont astreints à des prélèvements de crachats !
Des poumons de cyclistes plus encrassés
Les analyses microbiologiques ont montré que « les échantillons provenant de cyclistes présentaient entre deux et trois fois plus de noir de carbone que ceux des piétons », souligne Jonathan Grigg. Bien sûr, étant donné la faible taille de la cohorte, ce travail reste très préliminaire. D’autres travaux sont au programme, ne serait-ce que pour déterminer les raisons d’une telle différence.
Le Dr Chinedu Nwokoro, qui a également participé à l’étude, suggère que « les cyclistes respirent peut-être plus profondément que les piétons et à un rythme plus élevé. Bien souvent, ils sont aussi plus près des échappements, ce qui peut faciliter la pénétration du noir de carbone au plus profond de leurs poumons ».
A ses yeux, cette étude illustre surtout « l’importance de mettre en place des voies dédiées aux cyclistes ». A l’image de ce qui se pratique notamment dans les pays d’Europe du Nord, Danemark et Pays-Bas en tête.
Source : De notre envoyé spécial au congrès de l’European Respiratory Society, Amsterdam, 24-28 septembre 2011
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