Ce 13 août, l’OMS réclame un accès sécurisé dans les territoires de la République démocratique du Congo infectés par le virus Ebola. Une urgence alors que pour la première fois, l’épidémie « touche une zone très peuplée et en situation de conflit intense ».

Voilà une semaine que l’épidémie d’Ebola est déclarée en République démocratique du Congo. Selon les autorités locales, « les interventions pour le contrôle de cette affection au Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo » sont complexes à mettre en place. « Bien qu’il s’agisse de la dixième épidémie d’Ebola dans le pays, c’est la première fois que la maladie touche une zone très peuplée et en situation de conflit intense. »

L’OMS demande donc « un accès sécurisé et libre de tous les acteurs impliqués dans la réponse à cette épidémie pour servir toutes les populations touchées », déclare le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

Les profils à risque surveillés 2 fois par jours pendant 3 semaines

« Tous les intervenants doivent pouvoir se déplacer librement et en toute sécurité dans les zones de conflit pour accomplir adéquatement leur mission afin de gérer cette épidémie. La population doit également avoir accès à des centres de traitement qui sont destinés à sauver les vies humaines et arrêter la propagation de la maladie. »

Et « les équipes de santé doivent être en contact permanent avec les communautés afin d’identifier activement des patients potentiels pour les surveiller deux fois par jour pendant trois semaines ».

A noter : jusqu’ici, l’épidémie d’Ebola a fait 39 décès. « Au 11 août, 52 cas sont rapportés dont 25 confirmés et 27 probables. Et 48 cas suspects sont en cours d’investigation », rapporte le Ministère de la santé de la République démocratique du Congo.

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