Ebola : l’OMS décrète « l’état d’urgence internationale »

[18 juillet 2019 - 11h06] [mis à jour le 18 juillet 2019 à 16h58]

La flambée de fièvre hémorragique Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo a déjà fait près de 1 700 victimes. Alors qu’elle menace de gagner d’autres territoires, l’épidémie vient d’être classée comme une « urgence de santé publique de portée internationale » par l’Organisation mondiale de la Santé.

Au 16 juillet 2019, près de 1 700 décès imputables au virus Ebola ont été enregistrés en République démocratique du Congo (RDC). Et l’épidémie menace de s’étendre toujours plus, puisqu’un premier cas a été confirmé à Goma, une ville de près de deux millions d’habitants située à la frontière avec le Rwanda. C’est pourquoi l’Agence onusienne a classé cette épidémie comme une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Il s’agit en fait d’un événement extraordinaire qui constitue un risque pour la santé publique dans d’autres pays en raison d’une propagation mondiale et qui requiert une action internationale coordonnée.  « Il est temps que le monde entier en prenne conscience et redouble d’efforts », a martelé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, lors du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international. « Nous devons travailler ensemble de manière solidaire avec la RDC pour mettre fin à cette épidémie et mettre en place un meilleur système de santé ». Cela doit notamment passer par « la réduction des menaces sécuritaires (…) afin de créer un environnement propice pour les opérations de santé publique. » Ou encore, « la mise en place rapide de stratégies vaccinales ».

Les frontières ouvertes

Les membres du Comité d’urgence ont insisté sur la nécessité de protéger les moyens de subsistance des personnes les plus touchées par la flambée en maintenant ouvertes les voies de transport et les frontières. « Il est essentiel d’éviter les conséquences économiques punitives des restrictions aux voyages et au commerce pour les communautés touchées », ont-ils expliqué.

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