Enfant : les kilos de l’été font le lit du surpoids et de l’obésité

[07 novembre 2016 - 15h08] [mis à jour le 07 novembre 2016 à 15h09]

Chez les petits, le break estival correspond à la période pendant laquelle l’aiguille de la balance penche le plus à droite. S’en suit un risque élevé de surpoids et d’obésité infantile. Comment protéger au mieux les enfants de la prise de poids excessive ?

Les vacances estivales sont-elles propices à la prise de poids chez les petits ? Pour le savoir, des chercheurs de l’Université du Texas (Austin) ont suivi 18 170 petits, entrés au jardin d’enfants en 2010. A compter de cette date et jusqu’à leur entrée en primaire, ils ont été pesés et mesurés tous les ans avant et après les vacances estivales. A partir de ces données, les scientifiques ont obtenu l’évolution des Indices de masse corporelle (IMC) sur 3 années .

Résultats, en 3 ans, l’incidence de l’obésité infantile est passée de 8,9% à 11,5%. Et de 23,3% à 28,7% concernant le surpoids. « Les kilos excédentaires apparaissent majoritairement en dehors de l’école », explique le Pr Paul von Hippel, principal auteur de l’étude. « Les prises de poids sont en grande majorité rapportées pendant les deux périodes estivales comparées aux périodes passées au jardin d’enfants ou à la maternelle ».

Musclez la prévention

Les programmes de prévention scolaire ne semblent pas efficaces. Selon le Pr von Hippel en effet, « l’impact de ceux-ci n’a pas évolué depuis la fin des années 90. La prise de poids estivale serait plutôt la conséquence d’une sensibilisation scolaire justement insuffisante ». Il faut faire passer « des messages plus percutants pour que les enfants s’imprègnent de ces notions et appliquent les bons réflexes à la maison ». Autre levier, sensibiliser les parents à la « lutte contre les stratégies de marketing dans le secteur alimentaire des enfants, à la promotion du sport pratiqué en dehors de l’école et notamment pendant les vacances. Mais aussi les inciter à limiter l’exposition des petits aux écrans ».

A noter : fragilisante pour l’organisme, l’obésité infantile entraîne des répercussions à l’âge adulte.

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