Maladie neurologique affectant 600 000 Français, l’épilepsie se traduit par une activité électrique anormale du cerveau. La neurostimulation du cerveau des patients aide à prévenir les crises. Une équipe américaine lève le voile sur le mécanisme d’action, jusque là méconnu, de ce traitement.

Chez un patient épileptique, la neurostimulation sensible* consiste à détecter la survenue d’une crise cérébrale et à diffuser un courant électrique. Sur la durée, cette technique dite palliative diminue le nombre et la sévérité des crises. Mais comment expliquer ce résultat ?

Le cerveau remodelé ?

Pour mieux comprendre le mécanisme d’action de ce traitement, l’équipe du Pr Mark Richardson, neurochirurgien à la Pittsburgh School of Medicine (Pennsylvanie, Etats-Unis) a enregistré l’activité cérébrale de 11 patients atteints d’une épilepsie focale, et bénéficiant de la neurostimulation sensible.

Résultat, « j’ai été surpris de constater que les impulsions électriques envoyées par le dispositif de neurostimulation implanté dans le cerveau des patients ne parvenaient pas à interrompre chaque crise de manière ciblée », indique le Pr Richardson. « En revanche, la stimulation semble modifier le réseau neuronal du cerveau en empêchant, à force d’impulsions électriques, à la crise de se déployer. »

A noter : il existe plusieurs sortes de crises d’épilepsie : partielles ou généralisées. En plus de la neurostimulation, l’épilepsie est prise en charge par l’approche médicamenteuse (antiépileptiques), la chirurgie, le régime cétogène et la stimulation du nerf vague.

*stimulation cérébrale en boucle fermée

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