ESB : les farines animales n’ont pas fini de faire trembler !

25 juillet 2007

En France, l’épizootie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) est aujourd’hui sous-contrôle. Mais l’Institut national de la Recherche agronomique (INRA) met en garde contre un risque de ré-émergence, si les farines animales sont de nouveau autorisées dans les aliments pour animaux monogastriques : les porcs, les lapins et les volailles.

Une ré-autorisation « qui n’est pas à l’ordre du jour » nous a précisé le ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Nous serions donc confrontés à un scénario a priori fictif, mais au demeurant très intéressant.

Les chercheurs de l’INRA, dont l’étude a été menée en collaboration avec l’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (AFSSA), ont en effet mis en évidence une source de contamination par l’agent de l’ESB jusque là insoupçonnée. Autorisées jusqu’en l’an 2000 dans les aliments pour monogastriques, les farines animales auraient contaminé plus d’une fois les aliments pour bovins… qui eux ne contenaient plus de farines animales depuis leur interdiction en 1990.

Comment ? En amont des usines d’aliments pour bétail qui produisent à la fois de la nourriture pour bovins et pour monogastriques. Et en aval, dans les exploitations agricoles qui élèvent en même temps des vaches, des veaux, des boeufs, des porcs, des lapins et des volailles… Pour les auteurs, la menace est sérieuse. Ils insistent pour que toute ré-introduction des farines animales dans l’alimentation des monogastriques soit accompagnée « de mesures drastiques (pour) contrôler le risque de contamination croisée ».

  • Source : Institut national de la Recherche agronomique, 4 juillet 2007 ; Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, 5 juillet 2007

Destination Santé
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