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La fibrillation auriculaire (FA) est la forme la plus courante des arythmies cardiaques. Selon des chercheurs français, elle serait également un facteur de risque de déclin cognitif et de démence. En fait, elle multiplierait par deux ce danger.
La fibrillation auriculaire se manifeste par des essoufflements ou des palpitations. Fréquente chez les personnes âgées, elle touche entre 10 et 20% des plus de 80 ans. Sachant que les risques de démence augmentent eux aussi avec l’âge, une équipe Inserm* a cherché à savoir s’il existait un lien entre ces deux observations.
Pour cela, ils se sont appuyés sur la cohorte britannique Whitehall II qui comprend plus de 10 000 personnes suivies depuis 30 ans. Les participants sont suivis par des examens cliniques (électrocardiogramme, tension artérielle, dosage sanguin, tests moteurs et cognitif…) programmés tous les 4 ans.
Ainsi les scientifiques ont pu suivre des sujets qui avaient 45 ans et étaient en bonne santé au départ, sans aucun trouble cognitif. « C’est en suivant ces personnes sur le long terme, et non en s’intéressant à un groupe de personnes âgées, que nous avons pu constater que l’arythmie impacte le vieillissement cognitif, mais augmente aussi le risque de démence », expliquent les auteurs. « Ainsi l’analyse des données de la cohorte montre qu’à tout âge, celles et ceux qui ont développé une fibrillation auriculaire ont eu un risque de démence multiplié par deux. »
Traiter l’arythmie pour prévenir la maladie d’Alzheimer ?
« Savoir que la fibrillation auriculaire est un facteur de risque de démence montre l’importance de son traitement pour la prévention du déclin cognitif», conclut Archana Singh-Manoux, principal auteur de ce travail. « Une piste d’autant plus intéressante qu’il n’existe actuellement pas de traitements efficaces contre les démences, en particulier contre la maladie Alzheimer ».
* unité 1018 Inserm/Université Paris-Sud/Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, équipe Vieillissement, Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, Hôpital Paul Brousse, Villejuif.
Source : Inserm, 29 juin 2017
Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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