Jusqu’ici indiqué dans le traitement de la fibrose utérine, l’Esmya (ulipristal) est accusé d’entraîner de graves atteintes hépatiques. Ainsi les initiations de traitements sont suspendues par l’ANSM. Pour les femmes en cours de traitement, un bilan du foie est recommandé une fois par mois.

L’Esmya (ulipristal) s’avère efficace dans la prise en charge du fibrome utérin. Cette atteinte est caractérisée par des tumeurs bénignes localisées au niveau de la paroi de l’utérus et souvent responsables de saignements. Mais cette molécule ne fera plus partie des traitements initiés auprès des patientes. Des atteintes hépatites graves liées à la prise de cette molécule ont en effet été rapportées par le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance européen (PRAC).

« Si vous deviez débuter un traitement par Esmya, ou commencer un nouveau cycle, votre médecin vous demandera de ne pas le faire, dans l’attente des conclusions de l’Agence européenne du médicament », précise l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

Vous prenez de l’Esmya ?

Si vous êtes déjà sous Esmya, « prenez contact avec votre médecin afin qu’il réévalue le rapport bénéfice risque de votre traitement ». S’il vous recommande de continuer à prendre cette molécule, « un bilan de la fonction hépatique » vous sera prescrit une fois par mois. « En cas d’élévation importante de votre taux de transaminases*, votre traitement sera interrompu. Un nouveau bilan devra être réalisé 2 à 4 semaines après l’arrêt. »

Enfin, si vous prenez de l’Esmya, contactez votre médecin en cas de survenue de ces effets indésirables : « nausées, vomissements, baisse de l’appétit, douleurs en bas à droite de l’abdomen (hypochondre droit), fatigue importante, coloration jaune des yeux ou de la peau ». Ces symptômes peuvent être « en lien avec un problème hépatique ».

A noter : l’Esmya (ulipristal) prend la forme d’un comprimé oral avalé tous les jours pendant 3 semaines, en commençant pendant la première semaine de menstruation. Cette molécule est contre-indiquée aux femmes souffrant d’insuffisance rénale légère ou sévère.

*signe d’une souffrance hépatique

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