Endémique dans de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne, la fièvre de Lassa touche à présent durement le Nigéria. L’épidémie qui a débuté le 1er janvier est sans pareil et menace de s’étendre. L’OMS apporte son soutien au gouvernement dans la formation des professionnels de santé et la prise en charge des malades.

Au total, 317 cas de fièvre de Lassa ont été confirmés par des analyses en laboratoire depuis le 1er janvier 2018 au Nigéria. La fièvre virale hémorragique a provoqué 72 décès. Une épidémie d’une ampleur jamais vue dans ce pays pourtant affecté de façon endémique par l’infection.

Depuis le début de la flambée, 2 845 personnes entrées en contact avec les patients identifiés sont placées sous surveillance. Si elles développent les symptômes de la fièvre de Lassa, elles sont placées à l’isolement.

Protéger le personnel de santé

L’épidémie touchant 18 régions de ce vaste pays, certains établissements de santé sont surchargés. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) aide le gouvernement pour développer les centres de traitement et améliorer leur équipement. Objectif, « repérer le plus rapidement possible les nouveaux cas et les traiter afin d’améliorer les chances de survie », souligne le Dr Wondimagegnehu Alemu, représentant de l’OMS au Nigéria.

Autre nécessité, réduire le risque de contamination des personnels de santé. Depuis le début de l’épidémie, 14 d’entre eux ont été infectés et 4 sont décédés.

A noter : au Bénin voisin, 20 cas suspects ont été rapportés à l’OMS.

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