Accueil » Santé Publique » Fin de vie : patients et soignants ne s’informent pas

Des directives ont certes été mises en place pour que soient entendues les dernières volontés des patients. Pourtant, ils sont bien peu nombreux à être informés qu’ils peuvent rédiger leurs souhaits de fin de vie ! Et cette « ignorance » est également très présente du côté des soignants – médecins, infirmiers, assistantes sociales, bénévoles. La situation n’est pas nouvelle. Elle est révélée au grand jour par une enquête menée en 2007 et 2008 auprès de 604 professionnels de santé et 18 bénévoles intervenant en milieu hospitalier.
Seuls 22% d’entre eux connaissaient effectivement l’existence d’une « interdiction d’obstination déraisonnable » de soins. Ce que l’on appelle par assimilation, l’acharnement thérapeutique. Il est encore plus préoccupant d’apprendre que seulement 12% des personnes interrogées savaient que la volonté des patients doit être respectée. Et ils n’étaient pas plus de… 9% à avoir entendu parler de la notion de personne de confiance !
Le Médiateur de la République Jean-Paul Delevoye, estime donc ainsi indispensable que « les personnels des services de réanimation et de néonatologie (soient) mieux informés sur la loi. » Ce sera au moins, un début…

Source : www.securitesoins.fr, consulté le 8 novembre 2010 ; Enquête réalisée en 2007 et 2008 auprès de 604 professionnels de santé et de 18 bénévoles intervenant en milieu hospitalier, pour le compte de l’Espace Éthique de l’AP-HP de Paris (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).
Recevez chaque jour par e-mail les dernières actualités santé.