L’affaire Fipronil continue… après le retrait du marché de plusieurs produits contaminés par cet insecticide (gaufres, gâteaux aux amandes, pâtes), le ministère en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation publie le bilan des enquêtes en élevage menées auprès des poules pondeuses.

Un peu plus d’un mois après la médiatisation de l’affaire Fipronil, le ministère en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation révèle les résultats des enquêtes effectuées dans les élevages français de poules pondeuses. L’enjeu, « s’assurer qu’aucun des produits antiparasitaires incriminés en Belgique et aux Pays-Bas contenant frauduleusement du fipronil n’avait été utilisé en France ». Au total, plus de 4 500 élevages ont fait l’objet d’investigations, conduites à travers « des questionnaires transmis aux éleveurs et des inspections de terrains ciblées dans certaines exploitations ».

Focus sur le fipronil… et l’amitraze

Résultat, « aucun usage des produits falsifiés contenant du fipronil et incriminés en Belgique et aux Pays-Bas n’aura été mis en évidence en France », outre le cas rapporté dans un élevage du Pas-de-Calais « ayant spontanément déclaré l’utilisation d’un produit falsifié par un prestataire belge (…). Ces denrées issues de cet élevage (œufs et viandes) n’ont pas été mises sur le marché ».

Et qu’en est-il de « l’usage de médicaments vétérinaires à base d’amitraze », insecticide également employé dans le traitement des poux rouges et suspecté d’utilisation dans plusieurs élevages ? Au total, « 45 élevages répartis dans 15 départements ont été identifiés comme ayant employé un médicament vétérinaire à base d’amitraze, en dehors du mode d’utilisation autorisé*. Cet usage a néanmoins toujours eu lieu dans des bâtiments vides et en l’absence des poules pondeuses ».

A noter : cette publication survient après le retrait du marché de gaufres, de gâteaux aux amandes et de pâtes. Autant d’aliments « contenant du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire (LMR=0,005 mg/kg de produit). (…) Bien que ne présentant pas de risque pour la santé, ces produits sont listés dans un souci d’information du consommateur ».

*« Contrairement au fipronil, dont l’usage est interdit dans les productions animales, l’amitraze est autorisée comme médicament vétérinaire pour le traitement antiparasitaire des ruminants, porcs et abeilles. Il n’a pas d’autorisation de mise sur le marché pour la filière volailles, que ce soit en traitement sur les animaux ou pour la désinfection des bâtiments d’élevage vides, car aucun dossier de demande n’a été déposé auprès de la Commission européenne. »

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