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En période de fortes chaleurs, les autorités recommandent souvent de passer plusieurs heures par jour dans des lieux frais, notamment pour les personnes les plus vulnérables comme les enfants et les personnes âgées. Les cinémas, bibliothèques, centres commerciaux ou musées peuvent ainsi offrir un peu de répit.
Cependant, la climatisation ne doit pas être utilisée sans précaution. Le principal danger reste le choc thermique. Il survient lorsque l’organisme subit un changement brutal de température entre l’intérieur et l’extérieur. Par exemple, passer de 20°C à 35°C ou 40°C peut mettre le corps à rude épreuve, avec des conséquences pouvant aller du malaise à des troubles plus graves, notamment cardiaques.
Pour limiter ce risque, il est recommandé de ne pas dépasser un écart de 5 à 7°C entre l’intérieur et l’extérieur. Concrètement, s’il fait 35°C dehors, une température intérieure autour de 28°C suffit déjà à procurer une sensation de fraîcheur.
Autre effet moins connu : les passages répétés du chaud au froid peuvent irriter les muqueuses respiratoires. Résultat, elles deviennent plus vulnérables aux virus et bactéries, favorisant les rhumes, les angines ou les bronchites.
La climatisation contribue également à assécher l’air, ce qui accentue cette fragilité. Et si les appareils sont mal entretenus, ils peuvent même diffuser des microbes dans l’air ambiant.
Dans les cas les plus graves, un mauvais entretien de certains systèmes peut favoriser la prolifération de bactéries responsables de la légionellose. Cette maladie d’origine bactérienne, potentiellement mortelle, expose à une infection pulmonaire aiguë. Les bactéries en cause, appelées Legionella, « font partie de la flore aquatique et sont trouvées dans de nombreuses sources d’eaux douces chaudes », décrit l’Institut Pasteur.
Quel rapport avec la climatisation ? Certains systèmes, largement employés dans les hôtels, hôpitaux et autres grands établissements, sont basés sur l’eau pour le refroidissement de l’air. Or si cette eau est contaminée par ces bactéries, celles-ci profitent de températures relativement élevées dans le système pour proliférer. La contamination se fait ensuite en inhalant des microgouttelettes d’eau expulsée dans l’air. C’est l’entretien régulier des systèmes qui permet de réduire le risque de contamination.
Pour limiter les risques tout en profitant du confort, quelques règles simples s’imposent :
Et si vous ne disposez pas de climatisation, il existe des solutions efficaces comme le fait de fermer les volets et les fenêtres en journée pour bloquer la chaleur, d’ouvrir largement le soir et la nuit pour faire entrer l’air frais ou encore de placer un ventilateur près d’une fenêtre pour améliorer la circulation de l’air.

Source : Institut Pasteur – Ministère de la Santé

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet