Interdit dans les savons par la Food and Drug Administration américaine (FDA) en septembre 2016, le triclosan fait l’objet de vives critiques. Cette substance largement utilisée dans le monde, notamment dans les gels hydroalcooliques, est pourtant un perturbateur endocrinien. Un groupe de 200 chercheurs du monde entier a signé un appel à la vigilance. Ils recommandent d’éviter l’usage de ce produit.

Le triclosan et le triclocarban sont deux antiseptiques présents dans près de 2 000 produits de notre quotidien, comme le dentifrice, les détergents, certains plastiques, les peintures… Mais surtout dans le gel hydroalcoolique, très largement popularisé depuis l’épidémie de grippe H1N1 de 2009.

Or ces substances sont dans la ligne de mire de nombreux scientifiques. Lesquels leur reprochent d’être polluants pour l’environnement, d’avoir une action de perturbateur endocrinien chez l’être humain comme chez l’animal et de participer au développement de la résistance aux antibiotiques.

Chercher des alternatives plus sûres

C’est pourquoi 200 chercheurs ont co-signé une tribune intitulée The Florence Statement publiée dans la revue Environmental Health Perpectives. Ils y soulignent le manque de preuve d’efficacité contre les bactéries de ces substances. Et insistent sur les dangers auxquels ils exposent les utilisateurs, ainsi que l’environnement. 

« Les consommateurs pensent peut-être que ces antimicrobiens sont une manière de réduire les risques d’infections », souligne Ted Schettler, directeur scientifique de the Science and Environmental Health Network (ONG scienfitique). Or « il n’existe aucune preuve de cela ». 

Les scientifiques signataires de la tribune partagent l’idée que « l’usage non médical du triclosan et du triclocarban devrait être réduit ». Et que des alternatives plus sûres devraient être recherchées.

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