Gencives : ne laissez pas le mal s’installer

[25 mars 2011 - 15h58] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h44]

Un saignement au brossage, des gencives qui deviennent « rouge vif » ou qui tendent à se rétracter… voilà des signes qui pourraient bien trahir une maladie parodontale. Cette pathologie, ou plutôt ces pathologies, touchent les tissus de soutien des dents : la gencive, le ligament et l’os alvéolaire. Pour les éviter, il n’y a pas de miracle. Le tabac étant un facteur de risque reconnu de maladie parodontale, la première démarche est de s’en abstenir. Associez à cela une bonne hygiène bucco-dentaire et des visites régulières chez votre dentiste, et vous éviterez certainement de bien mauvaises surprises.

« Les maladies parodontales ne sont pas rares, loin s’en faut » nous explique le Dr Christian Verner, chirurgien dentiste à Nantes et membre de la Société française de Parodontologie et d’Implantologie orale (SFPIO). « Huit adultes sur dix sont concernés, à des degrés différents. ». Deux causes principales à l’origine de ces affections: une hygiène bucco-dentaire défaillante – ce qui est excessivement fréquent… – et «l’ incapacité de certains patients, à lutter contre les bactéries ». Cette dernière serait due notamment, aux différences de réponse immunitaire entre un individu et un autre.

Dans le cas des maladies parodontales, les bactéries s’accumulent à la jonction de la dent et de la gencive. Il convient donc de distinguer la gingivite, qui n’atteint « que » la gencive, de la parodontite qui attaque les tissus de soutien de la dent. « Dans le second cas, les bactéries viennent détruire le système d’attache » continue Christian Verner. « Il ne faut surtout pas prendre la parodontite à la légère. Non traitée, elle peut entraîner la perte des dents ». Sans compter qu’elle est susceptible de retentir sur l’ensemble de l’organisme. Augmentation des risques cardio-vasculaires, d’accouchement prématuré ne sont que quelques uns des dangers encourus.

Quels traitements ?

Avant de parler traitement, parlons prévention, bien sûr. Celle-ci passe par un brossage régulier et des visites fréquentes (une à deux fois par an) chez le dentiste. En cas d’infection, le traitement consiste en un « assainissement des surfaces dentaires et gingivales » : détartrage, surfaçage des racines dentaires et même parfois, un recours à la chirurgie pour accéder aux gencives et les nettoyer.

« Le premier traitement repose sur… une meilleure information du public » conclut Christian Verner. « Une information sur les risques, mais aussi le fait que la maladie parodontale n’est pas une fatalité. Ces affections bénéficient d’une très bonne prise en charge en France. »

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