











Les rédacteurs de la Revue Prescrire se sont penchés sur la question. Ils précisent d’emblée que « les conséquences d’une exposition in utero au cannabis pour l’enfant à naître, sont difficiles à évaluer à cause du caractère illicite de cette consommation ». Mais aussi et surtout de « l’association fréquente (du cannabis) à d’autres substances potentiellement foetotoxiques » comme le tabac, l’alcool ou d’autres psychotropes.
D’une manière générale, il ne semble « pas exister de risque malformatif propre au cannabis seul », expliquent-ils. Pas plus que d’une augmentation – à ce stade – du risque de mort subite chez les nourrissons exposés in utero au cannabis.
De nombreux syndromes de sevrage ont en revanche été observés, chez des nouveau-nés dont la mère avait fumé du cannabis en cours de grossesse. Encore plus inquiétant, deux travaux récents laissent planer des doutes sur le risque de voir apparaître des cancers (neuroblastome, leucémie aiguë…) durant l’enfance.
Voilà donc d’excellentes raisons pour « recommander aux femmes d’arrêter ou au moins de réduire leur consommation en cas de grossesse », concluent les auteurs de cet article. « A condition bien sûr de ne pas passer à d’autres substances tératogènes ou foetotoxiques »…
Source : La Revue Prescrire, Tome n°31, n°333
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