Grossesse : le miracle de l’autogreffe

[04 juin 2014 - 11h25] [mis à jour le 04 juin 2014 à 11h26]

Serait-ce un conte de fée moderne ? Une habitante de la région Rhône Alpes vient de tomber enceinte après avoir souffert d’une leucémie. Un miracle dont l’origine se trouve entre les mains de l’équipe de la médecine de la reproduction de l’Hôpital Femme Mère Enfant du CHU de Lyon.

Elle a 30 ans et s’appelle Julie. En 2000, alors qu’elle n’a que 17 ans, elle est soignée pour une leucémie aiguë. Mais les traitements sont puissants. Et pour préserver sa fertilité les médecins prélèvent et congèlent son cortex ovarien. Douze ans ont passé et la jeune femme rêve de devenir maman. Les médecins lui greffent alors son propre tissu ovarien conservé jusqu’ici dans de l’azote liquide. En 4 mois, son cycle reprend naturellement… et début 2014, Julie est enceinte. L’accouchement est prévu en août.

Au CHU de Lyon, 12 greffes ont été réalisées entre 2002 et 2014 et il s’agit de la première grossesse. En revanche, à l’échelle nationale, c’est la septième (4 enfants sont nés). Dans le monde, environ une quarantaine d’enfants sont nés de cette technique de préservation de la fertilité.

A noter que l’équipe lyonnaise travaille depuis 1998, sur ces techniques de conservation de cortex ovarien et de greffe chez l’animal. Sur le plan international, elle a été la première à obtenir, chez la brebis, des naissances en 2002 grâce ces techniques. Très vite, elle a  appliqué son expérience chez l’humain  et proposé des conservations ovariennes chez les patientes ayant des traitements stérilisants.

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