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SpeedKingz/shutterstock.com
Chaque année en France, 8 000 nouveau-nés ont été exposés à l’alcool in utero. En plus de fragiliser la santé de l’enfant à naître, cette consommation d’alcool par la future maman aurait aussi des répercussions sur la 3e génération.
« Même à petite dose, l’exposition alcoolique prénatale fragilise la santé des trois générations et les expose à un risque d’alcoolisme », affirment des chercheurs de la Binghamton University. Pour le prouver, l’équipe du Pr Nicole Carmeron a étudié l’exposition indirecte à l’alcool du fœtus sur le comportement des deuxième et troisième générations. Un travail jamais mené jusqu’ici.
Un risque d’addiction ?
L’expérience a été réalisée chez des rates parturientes. Toutes ont reçu un verre de vin chaque jour entre le 17e et le 20e jour de gestation. L’équivalent du second semestre de grossesse chez une femme enceinte. A la naissance, les scientifiques ont observé les comportements des petits rongeurs face à la consommation d’eau d’une part, et d’alcool d’autre part. De fortes doses d’alcool ont ensuite été administrées chez les jeunes rats pour tester leur sensibilité.
Résultat, les petits dont la mère avait reçu l’équivalent de 4 verres de vin pendant sa gestation « étaient plus attirés par la consommation d’alcool et moins sensibles à ses effets ». Preuve d’un potentiel risque d’accoutumance, voire d’addiction à la substance. Le même constat a été observé pour la troisième génération.
Source : Alcoholism : Clinical and Experimental Research, le 15 février 2016
Ecrit par : Laura Bourgault : Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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