Enceintes, les femmes obèses présentent un risque élevé de diabète gestationnel. Déclenchée par le pic hormonal typique de la grossesse, cette pathologie fragilise la future maman mais aussi l’enfant à naître. Comment  alors éloigner ce dysfonctionnement pancréatique à l’origine d’une mauvaise régulation glycémique ? Par le sport ! 

Trouble de la tolérance glucidique, le diabète gestationnel se traduit par des crises d’hyperglycémie. De plus en plus fréquente et multifactorielle, cette pathologie survient chez les femmes enceintes de plus de 35 ans, ayant des antécédents familiaux et souffrant d’obésité.

Mais quels bénéfices présentent la pratique régulière et adaptée d’un sport ? Pour le savoir des chercheurs norvégiens (Université de sciences et de technologie) ont suivi 91 femmes enceintes et obèses. La moitié d’entre elles a suivi un programme sportif, l’autre moitié est restée sédentaire. Chacune des femmes du groupe 1 pratiquait « 3 séances hebdomadaires de 1 heure : 35 minutes de marche sur tapis roulant et 25 minutes d’exercices musculaires », explique le Dr Trine Moholdt, principal auteur de l’étude.

Au fil de la grossesse, 2 femmes du premier groupe ont développé un diabète gestationnel contre 9 dans le second groupe. Autre donnée, la pression sanguine diminuait chez les seules futures mamans ayant une activité physique régulière. « Sur le long terme, ces complications peuvent s’aggraver chez la mère comme chez l’enfant (…) Pratiqué à un rythme modéré mais régulier, le sport est donc un pilier essentiel de la prévention ».

Quelles conséquences ?

En France et selon les données les plus récentes, le diabète gestationnel touche près de 8% des femmes enceintes. Loin d’être marginal, le diabète gestationnel a un impact sur les courts et longs termes. Le nourrisson présente un risque de macrosomie, c’est-à-dire un poids de naissance supérieur à la normale : 4kg en moyenne. Et dans les mois suivant l’accouchement, la maman s’expose à un risque élevé de développer un diabète de type 2.

A noter : le diabète gestationnel n’est pas la seule complication obstétricale liée à l’obésité. Les femmes enceintes présentant un IMC supérieur à 30 ont aussi un risque élevé de césarienne, d’hypertension artérielle et de pré-éclampsie.

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