Hantavirus : il y a 1 an, il faisait déjà parler de lui

12 mai 2026

Il y a un an, l’hantavirus faisait déjà la Une. Et à l’époque, l’alerte n’était pas venue d’une épidémie, mais d’un fait divers aux États-Unis, celui de la mort de Betsy Arakawa, femme de l'acteur Gene Hackman.

En mars 2025, la mort de Betsy Arakawa, épouse de l’acteur Gene Hackman, révélait au grand public un virus encore largement méconnu, l’hantavirus. Âgée de 65 ans, elle a succombé à un syndrome cardio-pulmonaire, une forme redoutable de la maladie.

L’enquête sanitaire menée sur leur propriété au Nouveau-Mexique avait mis en évidence un environnement fortement contaminé : excréments, nids et présence de rongeurs dans plusieurs bâtiments annexes. L’être humain se contamine en effet le plus souvent en inhalant des poussières contaminées, des rongeurs sauvages (rats, mulots…) qui excrètent le virus dans leurs urines, leur salive et leurs déjections. Un rappel que ces virus, invisibles et silencieux, peuvent circuler au plus près de l’homme.

Seule souche transmissible entre humains

Un an plus tard, l’actualité remet donc ces virus sous les projecteurs. L’épisode impliquant le navire de croisière MV Hondius relance l’attention pour ce virus, suscitant de nombreuses interrogations. Et aujourd’hui, c’est la souche Andes, au potentiel pathogène élevé, qui fait parler d’elle.

Des tests menés sur des passagers et membres d’équipage ont en effet confirmé l’infection par l’ANDV (orthohantavirus andesense ou virus des Andes), le seul hantavirus connu pour sa transmission interhumaine. Ces résultats ont déclenché des mesures de santé publique visant à contenir l’épidémie, notamment des évacuations sanitaires et la recherche des contacts à l’échelle internationale.

Selon le Centre national de référence (CNR) des Hantavirus : « la période de transmission virale la plus à risque de ce virus est la phase prodromique de la maladie, alors que le malade n’est souvent pas encore hospitalisé. Ce sont donc les proches qui sont les plus exposés, surtout lors de contacts très étroits (contact sexuel en particulier) ou de moment de vie dans des espaces confinés (chambre, véhicule) ».

A noter : Au moment où nous écrivons cet article, selon Euronews, « neuf cas de hantavirus liés à la flambée épidémique à bord du navire de croisière MV Hondius ont désormais été confirmés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avertit que d’autres infections pourraient encore apparaître, le virus pouvant présenter une période d’incubation allant jusqu’à six semaines ».

  • Source : OMS - Centre national de référence (CNR) des Hantavirus Institut Pasteur

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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