Hémorroïdes : vaincre les tabous

[27 février 2013 - 16h53] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h55]

Douloureuse, la crise hémorroïdaire constitue un motif de consultation. ©Phovoir

Aussi douloureuse que taboue, la crise hémorroïdaire touche autant les hommes que les femmes. Et même si les hémorroïdes n’entraînent généralement pas de complications graves, consultez votre médecin. Ne serait-ce que pour connaître les facteurs favorisants.

Dans le langage courant, on appelle hémorroïdes ou maladie hémorroïdaire, l’ensemble des troubles touchant les vaisseaux situés sous la peau entourant l’anus. Il s’agit généralement de complications liées à des dilatations veineuses.

Les symptômes sont variés. La présence d’hémorroïdes peut être caractérisée par une simple gêne ou des sensations de chaleur et/ou de pesanteur au niveau du bassin. Des démangeaisons ou une impression de brûlures lors des selles peut aussi être ressentie. Celles-ci renferment parfois du sang, d’un rouge vif. C’est le cas en présence d’un caillot (appelé thrombose) dont l’enveloppe s’est déchirée. D’une manière générale, la douleur n’est pas forcément fonction du volume de la dilatation. Des hémorroïdes volumineuses peuvent rester indolores indéfiniment. A l’inverse, de petites dilatations pourront faire souffrir énormément.

Epices, sédentarité, constipation…

Si les causes en restent mal connues, plusieurs facteurs semblent favoriser l’apparition d’hémorroïdes. C’est le cas d’une constipation. L’alimentation peut également jouer un rôle, en particulier si elle est riche en plats épicés. Et d’autant plus lorsque ceux-ci sont accompagnés de vins capiteux voire d’alcools forts. La station assise prolongée constitue aussi un facteur de risque au même titre que la  pratique de certaines activités physiques qui contraignent à soulever des objets lourds (musculation par exemple). Ou qui exigent de rester assis relativement longtemps (cyclisme et équitation).

Si vous êtes concerné(e), sachez que la crise hémorroïdaire constitue un motif de consultation à part entière. Alors n’hésitez pas à demander l’avis de votre médecin traitant.

Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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