Accueil » Santé Publique » Hépatite C : vers une meilleure prise en charge des toxicomanes
Aujourd’hui en France, 60% des usagers de drogues sont atteints par le virus de l’hépatite C (VHC). Or en raison même de leur statut, ils sont généralement moins bien pris en charge que le reste des malades ! Une situation paradoxale, à laquelle le nouveau programme national HEP’TOX ambitionne justement de remédier.
Ce programme doit permettre la création de circuits de soins spécifiques. Souvent en effet, les toxicomanes vivent dans un état de grande précarité. L’idée d’HEP’TOX est donc toute simple : adapter le système de soins à ces patients particuliers, et non l’inverse…
Concrètement, HEP’TOX s’appuiera sur les Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) déjà existants. « Nous nous sommes aperçus que ces structures, très bien adaptées à la prise en charge de l’addiction, pouvaient parfaitement assurer la prise en charge de l’hépatite C chronique », explique le Dr Joseph Moussalli, hépatologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Comment ? En premier lieu par le détachement dans chaque Centre d’un hépatologue délégué. A cela s’ajoutera un renforcement des moyens techniques des CSAPA, pour « une prise en charge de A à Z (du patient) dans le centre », poursuit Joseph Moussalli. Ce qui lèvera un obstacle à la prise en charge de nombreux toxicomanes : le va-et-vient à l’hôpital pour des biopsies du foie, indispensables pour évaluer le degré de fibrose et donc la santé de ce dernier… En France, 50% à 80% des usagers de drogues seraient contaminés par le virus du VHC. Ce qui représenterait de 90 000 à 144 000 personnes.

Source : Ministère de la Santé, Laboratoires Schering-Plough, juin 2007
Recevez chaque jour par e-mail les dernières actualités santé.