Herpès : deux tiers de la population mondiale concernée

[28 octobre 2015 - 19h09] [mis à jour le 29 octobre 2015 à 09h03]

L’herpès concerne plus de 4 milliards de personnes âgées de 15 à 49 ans dans le monde. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fait le point sur cette affection virale incurable. Si la plupart ne manifeste que des symptômes au niveau buccal, une part non négligeable des porteurs de ces virus souffrent d’infections génitales.

Environ 70% des moins de 50 ans sont touchés par un des deux virus à l’origine de l’herpès. Le premier, le virus Herpes simplex de type 1 (HSV-1), à l’origine des boutons de fièvre, concerne le plus grand nombre de patients. Ils seraient 3,7 milliards à en être porteurs. Le second, Herpes simplex de type 2 (HSV-2) qui provoque le plus souvent les infections génitales ne toucherait « que » 417 millions d’individus.

Toutefois, le HSV-1 serait lui aussi capable de provoquer des infections herpétiques génitales. Cette IST peut notamment se contracter par le biais de rapports oraux-génitaux. Le HSV-1 peut alors être transmis de la bouche aux parties génitales et provoquer des infections à ce niveau. Selon les dernières données publiées ce 28 octobre dans la revue Plos One par l’OMS, un demi-milliard de personnes dans le monde serait par conséquent porteuses d’un des deux virus sous sa forme génitale.

« Une meilleure information concernant les deux types de virus et les IST devrait être fournie aux jeunes avant le début de leur vie sexuelle de manière à mieux les protéger », insiste le Dr Marleen Temmerman de l’OMS. Etant donné l’absence de traitement efficace, l’OMS et ses partenaires assurent tout mettre en œuvre pour accélérer le développement de vaccins et des microbicides topiques contre cette maladie infectieuse. D’autant que les infections génitales augmentent le risque de contracter le VIH/SIDA. Les deux virus peuvent par ailleurs être transmis aux nouveau-nés. Bien que rare chez ces derniers, cette infection peut être mortelle. « Plusieurs candidats vaccins et microbicides sont actuellement en cours d’étude », ajoutent les auteurs.

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