Principale origine de l’infertilité féminine, le syndrome des ovaires polykystiques s’explique par une surexcitation des neurones cérébraux. Une découverte effectuée sur la souris par des chercheurs de l’Inserm.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) constitue la principale cause d’infertilité féminine. Selon des scientifiques* de l’Inserm et de l’Université de Lille, ce trouble serait causé « par la surexcitation de neurones cérébraux » localisés dans l’hypothalamus. Un mécanisme lié à la surproduction de l’hormone anti-müllerienne (AMH), dont la concentration chez les femmes infertiles serait 3 fois supérieure au groupe contrôle. Cette conséquence est « directement liée à la sévérité de la maladie ».

Les scientifiques ont fait cette découverte sur un modèle murin. Cette étude « ouvre la voie à de nouveaux concepts sur l’origine embryonnaire de la maladie ainsi qu’à de nouvelles pistes pour l’élaboration d’un traitement ».

A noter : le SOPK touche une femme sur dix en âge de procréer. Il se traduit par une trop forte production des hormones masculines par les ovaires, les androgènes. Une anomalie impactant le mécanisme de croissance des follicules ovariens. « En stagnant en grand nombre, les follicules vont causer des dysfonctionnements de l’ovulation à l’origine d’une infertilité. » 

*Paolo Giacobini, directeur de recherche Inserm (Centre de recherche Jean-Pierre Aubert, neurosciences et cancer, Inserm U1172/Université de Lille/CHU de Lille) 

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