Intoxications alimentaires chez des enfants : des pizzas Buitoni en cause

31 mars 2022

Après le décès de deux enfants d’un syndrome hémolytique et urémique (SHU) suite à une intoxication par une bactérie Escherichia Coli, les investigations ont conduit à considérer certaines pizzas de la marque Buitoni comme cause probable. Ces produits surgelés doivent donc être impérativement évités.

La survenue de nombreux cas graves de syndrome hémolytique et urémique (SHU) – dont deux ont conduit au décès d’enfants – depuis le début de l’année sur tout le territoire a mené les autorités à conduire des investigations. Objectif, déterminer la cause des intoxications alimentaires à l’origine de ces incidents. « Les analyses épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité ont confirmé un lien entre plusieurs cas et la consommation de pizzas surgelées de la gamme Fraîch’Up de la marque Buitoni contaminées par des bactéries Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines », indique Santé publique France.

Si vous êtes en possession d’un ou plusieurs de ces produits, ne les consommez pas et détruisez-les. Assurez-vous que votre congélateur n’en contient pas. En outre, si votre congélateur contient « des pizzas ayant été séparées de leur boîte, et dont la gamme et la marque ne peuvent pas être formellement identifiées ou clairement connues », ne les consommez pas et détruisez-les également.

Par mesure de précaution, l’entreprise avait procédé le 18 mars dernier, au retrait-rappel de l’ensemble des pizzas de la gamme Fraîch’Up, commercialisées depuis juin 2021.

Réagir en cas de symptômes

Si malgré cela, vous ou votre enfant a consommé un des produits concernés par le rappel, consultez rapidement un médecin en signalant cette consommation si :

– dans les 10 jours, vous présentez de la diarrhée, des douleurs abdominales ou des vomissements ;

– dans les 15 jours vous présentez des signes de grande fatigue, de pâleur, une diminution du volume des urines, qui deviennent plus foncées.

En l’absence de symptômes dans les 15 jours suivant la consommation, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

A noter : Au 28 mars 2022, 75 cas étaient en cours d’investigation, dont 41 cas de SHU présentant des caractéristiques similaires, soit 14 cas de plus par rapport au dernier point de situation du 17 mars.

  • Source : Santé publique France, 30 mars 2022

  • Ecrit par : Dominique Salomon - Edité par : Vincent Roche

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