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A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’endométriose samedi 28 mars, la marque d’hygiène intime féminine Intimina revient sur les signes qui doivent alerter.
Pour mémoire, l’endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire chronique. Elle se caractérise par la présence, en dehors de l’utérus, de fragments de muqueuse utérine (endomètre). Lors des règles, ce tissu endométrial migre hors de l’utérus, ce qui provoque une réaction inflammatoire, forme des lésions et des cicatrices. Ces lésions présentent les mêmes caractéristiques que la muqueuse utérine. Elles sont sensibles aux hormones ovariennes et, à chaque cycle menstruel, se développent et saignent.
Il s’agit d’une maladie fréquente qui touche 1 femme sur 10 en âge de procréer. Toutefois, il faut en moyenne 7 ans en France pour obtenir un diagnostic. Dans ce contexte, connaître la maladie et les signes évocateurs est essentiel. L’un des premiers signes d’alerte, sans doute le plus connu des femmes, sont les douleurs menstruelles. Toutefois des crampes abdominales au moment des règles sont fréquentes chez de nombreuses femmes. « Si la douleur vous empêche de vous adonner à vos activités quotidiennes et que les antidouleurs habituels deviennent moins efficaces, ou qu’elle apparaît avant vos règles (et pas seulement pendant), vous pourriez souffrir d’endométriose », explique le Dr. Susana Unsworth, médecin spécialisée dans la santé des femmes, experte pour Intimina.
Elle pointe ainsi quatre signes qui, outre les crampes abdominales au moment des règles ou même en absence de ces crampes, devraient alerter les femmes et les pousser à consulter un médecin :
Pour poser le diagnostic, un interrogatoire de la patiente est mené avec des questions sur le type de douleur, son intensité, sa fréquence, sa durée et ce qui la soulage. Les femmes sont également questionnées sur les troubles associés comme les douleurs pendant les rapports sexuels, troubles digestifs, urinaires, saignements anarchiques, douleurs à la marche…
Un examen clinique est souvent nécessaire pour préciser la nature ou l’anatomie des lésions. L’échographie pelvienne est l’examen de 1ère intention pour diagnostiquer l’endométriose. En 2ème intention, une IRM est réalisée. Ces imageries doivent être menées par des radiologues qui sont formés à l’endométriose, sous peine de passer à côté. Mais le diagnostic est parfois très complexe et l’imagerie ne suffit pas. Les lésions sont parfois introuvables à l’imagerie alors qu’elles existent bel et bien. Certaines d’entre elles sont aussi plus difficiles à voir que d’autres ou dans des zones moins accessibles.
En matière de diagnostic, l’Endotest de Ziwig constitue une avancée prometteuse. Aujourd’hui prescrit dans 100 centres spécialisés sur tout le territoire, « l’Endotest repose sur l’analyse génétique des microARN présents dans la salive pour détecter les biomarqueurs associés à l’endométriose. Ce test représente une alternative non invasive aux méthodes diagnostiques actuelles, qui sont souvent coûteuses et inconfortables pour les patientes », explique le CHU de Lyon, choisi comme centre spécialisé.
Ce test est particulièrement utile pour les femmes qui présentent les symptômes de l’endométriose mais dont les résultats d’imagerie ne permettent pas de confirmer le diagnostic. « Dans ces cas, le seul moyen actuel de certitude repose sur la cœlioscopie, une intervention chirurgicale mini-invasive. L’Endotest® pourrait ainsi transformer le parcours de soins en réduisant les délais de diagnostic et en minimisant le recours à la chirurgie exploratoire », expliquent les hospices civils de Lyon. Le dispositif est toujours en cours d’évaluation et une étude observationnelle en vie réelle sera bientôt lancée.

Source : Ziwig, Ameli.fr, Intimina

Ecrit par : Dorothée Duchemin - Edité par Vincent Roche