Grâce aux efforts réalisés par de nombreux pays, la mortalité maternelle a presque chuté de moitié en 25 ans. Un réel progrès, qui reste toutefois insuffisant. En effet selon le rapport Tendances de la mortalité maternelle : 1990-2015 (OMS, UNICEF, Banque mondiale et Fond des Nations Unies pour la population), des mesures supplémentaires pourraient permettre d’éliminer totalement ces décès d’ici à 2030.

Le nombre annuel de décès maternels a chuté de 532 000 en 1990 à 303 000 en 2015 ! Rappelons que la mortalité maternelle correspond au décès de la femme durant la grossesse, pendant l’accouchement ou dans les 6 semaines après la naissance. « Ces résultats représentent un progrès important mais ne sont pas suffisants », souligne le Dr Flavia Bustreo de l’OMS.

Les meilleurs résultats ont été observés en Asie du Sud-Est. Dans cette région du monde, le taux de mortalité maternelle est tombé de 95 morts pour 100 000 naissances vivantes, à 27. Soit une baisse de 72% ! Malheureusement, certaines zones comme l’Afrique subsaharienne continuent de présenter une mortalité maternelle bien trop élevée. Malgré une amélioration notable ces 25 dernières années, près de 66% de ces décès surviennent toujours dans cette région.

Sages-femmes, hygiène et prévention

Pour améliorer encore ces chiffres et sauver davantage de vies, les auteurs du rapport insistent sur l’importance des professionnels de santé. Il faudrait notamment augmenter le nombre de sages-femmes. La mise en place d’une hygiène irréprochable au cours de l’accouchement est un autre élément clé de lutte contre la mortalité maternelle. Tout comme la prévention de la pré-éclampsie, le suivi des femmes pendant toute la grossesse et l’injection d’ocytocine après la naissance permettant de réduire le risque d’hémorragie post-partum. Enfin, « l’éducation des femmes et des filles constitue un autre aspect, très important, de la prévention des décès maternels », ajoute Geeta Rao Gupta de l’UNICEF.

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