La nouvelle formule du Levothyrox, « pas de risques augmentés » selon l’ANSM

[14 juin 2019 - 11h48] [mis à jour le 14 juin 2019 à 11h49]

Le passage à la nouvelle formule du Levothyrox à partir de mars 2017 ne s’est pas fait sans difficulté. L’Agence du médicament vient toutefois de conclure qu’aucune « toxicité propre » n’était associée à ce changement. Elle relève malgré tout une augmentation des consultations et de la prise de certains médicaments.

L’Agence de sécurité du médicament (ANSM) publie les résultats de son étude pharmaco-épidémiologique concernant la nouvelle formule du Levothyrox. « Les résultats ne fournissent pas d’argument en faveur d’une toxicité propre » de cette dernière. « Ils reflètent plutôt les difficultés rencontrées par certains patients lors du changement », précise l’agence.

Pour parvenir à ce constat, les experts ont comparé, « à caractéristiques sociodémographiques et médicales identiques, l’état de santé des personnes exposées à la nouvelle formule en France en 2017 à celui de personnes traitées par l’ancienne formule l’année précédente ». Un total de 2 075 106 personnes traitées par Levothyrox et âgées de 18 à 85 ans ont été incluses dans l’étude.

Une impression de la part des patients…

« Les résultats ne fournissent pas d’argument en faveur d’un risque augmenté de problèmes de santé graves au cours des mois suivant l’initiation de la nouvelle formule du Levothyrox », note donc l’ANSM. Laquelle se base sur le fait qu’aucune augmentation spécifique n’a été observée concernant les hospitalisations, les décès, les arrêts de travail d’au moins 7 jours notamment.

En revanche, l’Agence indique « une augmentation des recours aux soins ambulatoires et de certaines consommations médicamenteuses ». Dans le détail, une hausse de 2% du nombre de consultations médicales, concentrées sur la période d’août à octobre 2017 a été constatée. Ainsi qu’une « augmentation relative de l’utilisation de certains médicaments comme les benzodiazépines ».

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