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Une péricardite est une inflammation de l’enveloppe entourant le cœur, le péricarde. Dans la grande majorité des cas, elle est sans cause identifiée et est supposée d’origine virale. Les autres causes sont multiples, notamment bactériennes (dont la tuberculose), auto-immunes, tumorales, métaboliques ou après radiation. Ou encore d’origine médicamenteuse.
Parmi les médicaments connus pour exposer à une péricardite, on trouve :
– des médicaments antitumoraux, fluorouracil (Fluorouracil Teva ou autre), crizotinib (Xalkori) par exemple ;
– des immunostimulants, comme le nivolumab (Opdivo) ;
– des immunodépresseurs, comme le méthotrexate (Ledertrexate ou autre) ;
– des antibiotiques, comme les cyclines ;
– des antiviraux, comme le sofosbuvir (Sovaldi et dans Harvoni) ;
– des neuroleptiques, comme la clozapine (Leponex ou autre) ;
– des dérivés de l’ergot de seigle, comme la bromocriptine (Parlodel ou autre) ;
– des anti-inflammatoires à visée intestinale, comme la mésalazine (Pentasa ou autre) ;
– certains hypotenseurs, comme le minoxidil (Lonoten) ;
– des anticoagulants.
Lorsque des symptômes évoquent une péricardite (douleur thoracique, palpitations, dyspnée…), il est conseillé d’envisager le rôle d’un médicament. Si l’inflammation du péricarde est confirmée, « l’arrêt ou le remplacement (de la molécule soupçonnée) quand cela est possible, peut rendre service au patient », recommandent les rédacteurs de la Revue Prescrire.
Source : Revue Prescrire, n°443, septembre 2020
Ecrit par : Dominique Salomon - Edité par : Vincent Roche
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