En plus de son action contraceptive, la pilule possède aussi des bénéfices sur la santé féminine. Les hormones de synthèse protègent en effet du cancer de l’endomètre. En 10 ans, 200 000 cas ont été évités grâce à la pilule, peut-on lire dans The Lancet Oncology Journal.

La pilule contraceptive est connue pour réduire le risque de cancer des ovaires mais aussi de l’endomètre, dit cancer de l’utérus (et non du col de l’utérus). Pour évaluer l’efficacité de cette protection, des chercheurs britanniques se sont appuyés sur 36 études menées à travers l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie, l’Australie et l’Afrique du Sud. Deux groupes ont été observés : le premier composé de 27 276 patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre, le second composé de 115 000 femmes en bonne santé.

Résultat, en 50 ans, la pilule a permis d’éviter 400 000 cancers de l’endomètre, sur les 3,4 millions de cas répertoriés à l’échelle mondiale depuis 1964. Pour affiner leur recherche, l’équipe du Pr Beral (Université d’Oxford) a ensuite restreint cette étude à la période 2005-2014. « En dix ans, 200 000 cas de cancers de l’endomètre ont été évités grâce à la pilule », soulignent-ils.

Une efficacité chez toutes les femmes

Prendre la pilule pendant 5 ans réduit de 25% l’incidence de cette maladie avant 75 ans, un risque divisé par 2 chez les femmes sous contraception orale pendant 10 ans. Par ailleurs, le tabac, l’alcool, l’obésité et les traitements prescrits aux femmes ménopausées, ne limitent pas l’action protectrice des hormones oestro-progestatives synthétiques contre le cancer de l’endomètre. Mais pour rappel, ces facteurs de risque associés à la pilule favorisent la survenue de thrombose, d’embolie pulmonaire et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

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