La rage n’est pas une maladie du passé

[27 septembre 2013 - 14h41] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h58]

A l’occasion de la journée mondiale contre la rage ce 28 septembre, l’Organisation internationale de la santé animale (OIE) rappelle que cette maladie tue encore 70 000 personnes chaque année dans le monde. Soit près de 200 au quotidien. Des enfants principalement issus de pays en développement et mordus par des chiens errants…

La rage est une zoonose, c’est-à-dire une maladie virale transmise de l’animal à l’homme. Le virus (qui appartient à la famille des rhabdovirus ) infecte généralement des animaux domestiques ou sauvages. Il est ensuite transmis à l’homme par la salive lors d’une morsure ou d’une égratignure.

La rage est présente partout dans le monde sauf en Antarctique. Mais plus de 95% des cas humains mortels surviennent en Asie et en Afrique. Elle se manifeste d’abord par de la fièvre et, souvent, des douleurs ou des paresthésies inexpliquées – fourmillements, démangeaisons, brûlures – sur le site de la blessure. Le virus gagne ensuite le système nerveux central et entraîne une inflammation progressive et mortelle de l’encéphale et de la moelle épinière.

La combattre à sa source

A l’occasion de cette journée mondiale, l’OIE rappelle que la « rage est un grave problème mondial de santé publique trop souvent sous-estimé, voire négligé. Pourtant nous savons qu’elle peut être éliminée. » De quelle façon ? « En la combattant à sa source animale et en vaccinant 70% des chiens ». Pour interpeller la communauté internationale, l’Organisation a produit trois mini films aux images parfois difficiles. Vous pouvez visionner la version sous-titrée en français en cliquant ici.

Rappelons enfin qu’en France, « la vaccination antirabique est recommandée pour les voyageurs devant effectuer un séjour prolongé ou aventureux et en situation d’isolement dans des zones à haut risque (Asie, Afrique y compris l’Afrique du Nord, Amérique du Sud) », comme il l’est précisé dans les Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2013.

Le recours au vaccin est aussi préconisé « chez les jeunes enfants dès l’âge de la marche. En effet, ceux-ci ont un risque plus élevé d’exposition par morsure et/ou par contact mineur passé inaperçu (léchage sur une plaie, griffure…) ». Un dernier point : sachez que « la vaccination préventive ne dispense pas d’un traitement curatif (deux injections de rappel), qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d’exposition avérée ou suspectée. »

Ecrit par : David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet

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