Plus l’indice de masse corporelle augmente, plus la tension artérielle s’élève elle aussi. Deux courbes superposables donc, preuve du lien entre l’excès pondéral et la fragilité vasculaire. 

Pour évaluer l’impact du surpoids sur la santé vasculaire, des chercheurs de l’Université de Yale (Connecticut, Etats-Unis) ont suivi 1,7 million de Chinois. Leur tension artérielle a été relevée entre septembre 2014 et juin 2017. Tous étaient âgés de 35 à 80 ans.

Résultats, « un lien entre l’IMC et la tension artérielle a pu être observé », explique le Dr George Linderman, principal auteur de l’étude.

« Chez les individus ne prenant pas de médicaments antihypertenseurs, les scientifiques ont observé une augmentation de 0,8 à 1,7 mm Hg concernant la pression artérielle par unité d’IMC. » En moyenne, « la population étudiée avait un IMC de 24,7 et une pression systolique* de 136,5, correspondant à une hypertension de stade I selon les standards de l’American Heart Association ».

Trois fois plus d’obèses en 2025 chez les hommes ?

En Chine, selon les estimations, « l’incidence de l’obésité devrait tripler entre 2010 et 2025 chez les hommes. Et doubler chez les femmes ». Cette maladie affectait 5,2% de la population féminine en 2010. Cette donnée devrait atteindre les 10,8% en 2025. L’hypertension artérielle impacte, elle, « un tiers de la population chinoise adulte ». Et seul 1 patient sur 20 observe un contrôle de sa tension.

Pour pallier ce fléau, « les systèmes de santé chinois devraient prescrire des molécules anti-hypertensives (…) plus fréquemment et plus précocement » au regard de l’évolution de l’hypertension et du gain de poids.

*pression artérielle mesurée lors de la contraction du cœur

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