Avions : l’envolée de l’hypertension artérielle… chez les hommes

[29 juin 2017 - 11h15] [mis à jour le 29 juin 2017 à 15h32]

Les ceintures sont bouclées, vous êtes parés au décollage… quand on part en vacances, le vrombissement du moteur de l’avion fait plaisir ! Mais lorsque ce bruit envahit votre quotidien, les dommages collatéraux sont bien réels. Notamment pour la santé cardiovasculaire. Les habitants vivant à proximité d’un aéroport présentent en effet un risque élevé d’hypertension artérielle.

L’autoroute, les éoliennes… : on le sait les moyens de transports et de production d’énergie sont aussi indispensables… que nocifs pour la tension artérielle. Et les aéroports alors ? Pour mesurer l’impact de ces engins sur notre système cardiovasculaire, des chercheurs français (Université Claude Bernard à Lyon) ont sélectionné les 6 aéroports les plus grands d’Europe. Et recruté 1 244 volontaires adultes vivant à proximité de ces grandes pistes goudronnées réservées aux atterrissages et aux décollages. Pendant 4 ans, tous ont été soumis à une mesure régulière de leur hypertension artérielle. Le niveau sonore a été enregistré la nuit. Résultat, à chaque fois que les oreilles enduraient 10 décibels supplémentaires, le risque de souffrir d’hypertension artérielle augmentait de 34%, chez les hommes uniquement.

Le sommeil perturbé à l’origine

Ce lien de cause à effet peut trouver plusieurs explications. En effet les perturbations du sommeil liées au bruit sont particulièrement associées à cette élévation de la tension artérielle. Déjà en 2013, une étude* menée sur le même sujet à Alger expliquait que ce bruit chronique des avions contribuait à augmenter les taux de « cholestérol total, d’acides gras, d’adrénaline, de cortisol et de la glycémie ». Autant de facteurs à risque cardiovasculaire.

*menée auprès de 547 membres du personnel naviguant

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