L’accès à des toilettes salubres n’est toujours pas universel

[19 novembre 2018 - 10h31] [mis à jour le 19 novembre 2018 à 10h32]

Avoir accès à des installations sanitaires salubres n’est pas donné à tout le monde. Loin de là puisque 4,5 milliards de personnes encore vivent sans toilettes en 2018. A l’occasion de la journée mondiale des toilettes, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle que l’ampleur de cette crise mondiale est la cause de nombreux décès.

Avoir accès à des toilettes propres semble naturel. Pourtant, dans le monde, 4,5 milliards de personnes vivent en effet sans toilettes et 892 millions de personnes pratiquent toujours la défécation à l’air libre. A l’occasion de la journée mondiale dédiée, l’OMS rappelle l’importance d’un accès à des installations sanitaires salubres.

En effet, l’absence de ces dispositifs expose à des maladies transmises via les matières fécales humaines. Avec « un effet dévastateur sur la santé publique, les conditions de vie et de travail, la nutrition, l’éducation et la productivité économique dans le monde ».

Salubres et écologiques

Cette année, la campagne pour la Journée mondiale des toilettes porte « sur la nature, et sur la nécessité de construire des toilettes et des systèmes d’assainissement qui fonctionnent en harmonie avec nos écosystèmes ». Son thème, « Quand la nature nous appelle », s’inscrit dans l’idée que « nous sommes en train de transformer notre environnement en un égout à ciel ouvert. Nous avons besoin de davantage de solutions fondées sur la nature pour régler la crise mondiale de l’assainissement », précise l’OMS.

Pour exemple, il est nécessaire d’imaginer « des latrines à compost qui capturent et traitent les déchets humains sur le site, produisant gratuitement des engrais utiles à la culture ». Ou encore, d’utiliser « les zones humides et les roselières artificielles [pour filtrer] les eaux usées avant leur rejet dans les cours d’eau ».

A noter : 1,8 milliard de personnes boivent de l’eau non traitée contre la contamination par des matières fécales. Et 80% des eaux usées résultant des activités humaines retournent dans l’écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.

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