Tout le monde debout ! Des médecins néerlandais confirment la relation négative entre le temps passé face à l’ordinateur et le risque de diabète de type 2. Ils précisent, par les chiffres, les risques associés à la sédentarité, indépendamment du degré d’activité physique observé par ailleurs. 

Le Dr Julienne Van der Berg et son équipe de la Maastricht University (Pays-Bas) ont travaillé à partir des données d’une étude observationnelle et prospective : la Maastricht Study. Soit un total de 2 500 de leurs concitoyens âgés en moyenne de 60 ans. Tous ont porté un accéléromètre en continu pendant 8 jours afin de mesurer leur taux d’activité et leur niveau de dépense énergétique.

Pour 1 395 (56%) d’entre eux, le métabolisme du glucose était normal. En revanche, 714 (29%) souffraient d’un diabète de type 2 et 388 (15%) présentaient ce que les médecins appellent des « troubles du métabolisme glucidique ».

Il en ressort que les patients diabétiques étaient les plus inactifs : 26 minutes de plus par jour par rapport aux autres. Les scientifiques ont ainsi évalué qu’à chaque heure de sédentarité supplémentaire, le risque de diabète augmentait de 22%. Et ce, « de façon indépendante de la dépense énergétique réalisée par ailleurs », soulignent-ils. Avant de rappeler : « la lutte contre la sédentarité doit donc figurer au cœur des stratégies de prévention du diabète de type 2 ».

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