Entre 2008 et 2016, l’incidence du cancer colorectal a augmenté chaque année de 6% chez les jeunes Européens.  Les diagnostics seraient plus tardifs et les cancers de moins bon pronostic par rapport à la population générale. 

Chaque année en Europe, le cancer colorectal est à l’origine de 500 000 nouveaux cas. Contrairement aux idées reçues, ce risque ne survient pas uniquement après la cinquantaine. A l’échelle du continent, la tumeur colorectale touche en effet de plus en plus de patients jeunes. Dans la tranche d’âge 20-39 ans, entre 2008 et 2016, le nombre de nouveaux cas diagnostiqué chaque année a augmenté de 6%. Des données obtenues auprès de 20 pays*, révélées lors de la Semaine de gastroentérologie de Vienne (Autriche).

Comparés à ceux de la population générale, les cancers colorectaux survenus chez les jeunes sont plus graves et diagnostiqués à un stade déjà très avancé.

Sédentarité, obésité…

« A ce jour, nous ne savons pas comment expliquer cette tendance, même si la sédentarité, l’obésité et la malbouffe entrent vraisemblablement en ligne de compte », atteste le Pr Fanny Vuik, gastroentérologue à Rotterdam (Pays Bas). Mais « il faut aussi prêter attention aux autres facteurs de risque potentiels pour bien cibler la prévention et permettre une prise en charge précoce des cancers ».

A noter : le cancer colorectal touche plus les hommes que les femmes.

*Allemagne, Belgique, Catalogne, Danemark, Finlande, France, Groenland, Italie, Irlande, Lettonie, Norvège, Pays Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume Uni, Slovénie, Suède, Suisse

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