Le changement climatique pourrait favoriser la sédentarité et causer 500 000 décès prématurés d’ici 2050

19 mars 2026

Une étude publiée dans The Lancet Global Health révèle comment le réchauffement climatique pourrait aggraver la sédentarité à l'échelle mondiale, avec des conséquences dramatiques pour la santé publique et l'économie.

La planète se réchauffe, et ce phénomène pourrait avoir un impact considérable sur notre capacité à rester physiquement actifs. Selon une étude de modélisation publiée dans la revue The Lancet Global Health, les températures croissantes dues au changement climatique pourraient contraindre des millions d’adultes supplémentaires à l’inactivité physique d’ici 2050, entraînant des centaines de milliers de décès prématurés et des milliards de dollars de pertes économiques.

L’inactivité physique constitue déjà un défi majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Actuellement, environ un adulte sur trois ne respecte pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé en matière d’exercice hebdomadaire. Or, la sédentarité est un facteur de risque reconnu pour de nombreuses maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers.

Des projections inquiétantes

En analysant les données de 156 pays sur la période 2000-2022, les chercheurs ont élaboré un modèle prédictif pour évaluer comment l’élévation des températures pourrait affecter l’activité physique mondiale jusqu’en 2050.

Les résultats sont préoccupants : chaque mois supplémentaire avec une température moyenne dépassant 27,8°C entraînerait une augmentation de l’inactivité physique de 1,5 % à l’échelle mondiale. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, cette hausse atteindrait même 1,85 %.

Ces chiffres se traduiraient par :

  • entre 470 000 et 700 000 décès prématurés supplémentaires chaque année ;
  • des pertes de productivité comprises entre 2,4 et 3,68 milliards de dollars américains.

Le modèle prévoit que la plus forte augmentation de l’inactivité concernerait les régions les plus chaudes, telles que l’Amérique centrale, les Caraïbes, l’Afrique subsaharienne orientale et l’Asie du Sud-Est équatoriale.

Selon les auteurs, ces résultats suggèrent la nécessité d’agir pour protéger la population des fortes chaleurs, notamment en concevant des villes plus fraîches, avec davantage d’espaces verts et de zones ombragées, et en fournissant des conseils clairs sur les mesures de sécurité à adopter lorsque le mercure grimpe, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

  • Source : The Lancet Global Health

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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