Le niveau d’activité physique très insuffisant dans le monde

[05 septembre 2018 - 10h05] [mis à jour le 05 septembre 2018 à 10h11]

La pratique d’une activité physique régulière est essentielle à une bonne santé. Alors que l’Organisation mondiale de la Santé martèle ce message depuis des décennies, de récentes données publiées ce 4 septembre dans la revue The Lancet Global Health révèlent une situation mondiale désastreuse. Ce qui expose 1,4 milliard d’individus à un risque accru de maladies non-transmissibles.

La sédentarité figure parmi les principales causes du développement des maladies non-transmissibles, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires ou encore le diabète de type 2 et la démence. Et la situation mondiale ne semble pas s’améliorer. C’est le constat effectué par l’OMS dans une publication récente.

Ainsi selon ces données recueillies dans 168 pays auprès de 1,9 million de participants adultes, en 2016, 1 femme sur 3 et 1 homme sur 4 ne respectait pas les recommandations en matière d’activité physique santé. L’OMS conseille en effet de pratiquer régulièrement une activité d’intensité modérée à raison de 150 minutes par semaine, ou d’intensité plus élevée pendant 75 minutes hebdomadaire. Or si ce phénomène se maintient, les conséquences sur la santé globale seront désastreuses.

Dans le détail, le manque d’activité a même augmenté de 5% dans les pays riches entre 2001 et 2016. Les pays les plus concernés sont le Koweit, Samoa, l’Arabie Saoudite et l’Irak. Plus de la moitié des adultes ne bouge pas assez. Aux Etats-Unis, ils sont 40%, au Royaume-Uni 36% et en Chine 14%.

Les femmes, encore plus concernées

En dehors de l’Asie du sud est, les femmes sont moins actives que les hommes partout dans le monde. Cela signifie en réalité qu’elles subissent des discriminations quant à l’accès aux activités physiques favorables à une meilleure santé. Les raisons sont parfois culturelles ou financières.

« L’accès aux transports motorisés et à des moyens moins fatigants de remplir les corvées domestiques accompagne légitimement la prospérité nouvellement acquise d’un pays », souligne l’OMS. Toutefois, « les gouvernements doivent entretenir des infrastructures qui promeuvent la marche, le vélo comme transport, ainsi que les sports récréatifs », concluent les auteurs.

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