Le plan « innovation santé 2030 » en clair

07 juillet 2021

Hausse des maladies chroniques, vieillissement de la population, crise sanitaire liée à la Covid-19 : la santé des Français donne du fil à retordre aux médecins et aux chercheurs. En réponse, le gouvernement vient d’investir 7 milliards d’euros pour innover dans le champ médical. Précisions.

Que contient le plan innovation santé 2030 présenté par Emmanuel Macron le 29 juin 2021 ? Voici en 5 points les principales avancées inscrites dans cette feuille de route :

  • Miser sur l’innovation numérique : 650 millions d’euros sont alloués à la transition numérique*. Il s’agit entre autres de faciliter la communication à distance entre le soignant et le soigné, par des applications de télésurveillance reliant le patient à domicile à son médecin. Les futurs soignants seront aussi sensibilisés aux outils digitaux. D’ici à 2020, un total de « 210 000 étudiants seront formés à la santé numérique dans 24 filières et 36 universités» ;

 

  • Investir dans la recherche et la production des biothérapies. C’est-à-dire les « médicaments dont les principes actifs sont produits à partir du vivant et issus des recherches les plus fondamentales en biotechnologies». Un pas en avant dans la médecine personnalisée qui fait aujourd’hui ses preuves en oncologie, en immunologie, en virologie ou encore dans la prise en charge des maladies rares. D’ici 2024, la majorité des nouveaux médicaments devront être des biomédicaments. Pour cela l’investissement économique est nécessaire : « en 2020, seulement 5 biothérapies étaient produites en France contre 21 en Allemagne et 12 en Italie, sur les 76 autorisées et commercialisées en Europe » ;

 

  • Accélérer la recherche contre les maladies infectieuses émergentes (MIE) : une approche catalysée par la Covid-19, basée sur la prévention et le développement de thérapies contre « des pathogènes ou des familles de pathogènes ayant un fort risque de déclencher une crise naturelle, accidentelle ou provoquée». L’un des leviers : « la création de filières (…) mobilisables en cas de crise sanitaire et la sécurisation des stocks » de dispositifs médicaux et thérapies ;

 

  • Booster les essais cliniques, en augmentant leur nombre sur le territoire français, ainsi que la taille des cohortes (patients inclus). La collecte des données médicales obtenues en médecine de ville, au sein d’études menées hors établissement de santé, sera aussi facilitée. Les procédures de traitement des dossiers seront allégées concernant l’évaluation de la balance bénéfice-risque des médicaments, et les délais d’autorisation réduits ;

 

  • La création de l’Agence de l’innovation en santé. Attendue pour septembre 2022, cette dernière rassemblera l’expertise « des chercheurs, des professionnels de santé, des industriels, des associations de patients ».

 

*doter les établissements de santé en solutions digitales pour faciliter la télésurveillance des patients et sécuriser le partage des données médicale dans les hôpitaux publics, les EHPAD, la médecine de ville

  • Source : Plan « Innovation Santé 2030 – Faire de la France la 1ère nation européenne innovante et souveraine en santé », Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), le 29 juin 2021

  • Ecrit par : Laura Bourgault – Édité par : Emmanuel Ducreuzet

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