Lèpre : 1 cas toutes les 3 minutes dans le monde

28 janvier 2021

Pour les patients atteints de la lèpre, la contamination par le SARS-CoV-2 constitue un important facteur de gravité. Faisons le point sur cette maladie infectieuse à l’occasion des Journées mondiales dédiées du 29 au 31 janvier.

Du 29 au 31 janvier se tiennent les 68ème Journées mondiales des malades de la lèpre, pathologie tropicale à laquelle les populations précaires sont particulièrement exposées. Une situation aggravée par la crise sanitaire de la Covid-19. Confinement et sur-risque de contagion, retard de diagnostic et de prise en charge, difficultés d’accès aux traitements… toutes ces données font le lit d’une crise humanitaire sur les continents où sévit cette maladie chronique : l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Précisément, six pays regroupent à seuls 83% des cas : l’Inde, le Brésil, l’Indonésie, le Népal, la République Démocratique du Congo, le Mozambique.

Chaque année, 200 000 nouveaux cas sont rapportés dans le monde, dont une soixantaine de cas dans les Départements et régions d’outre-mer (Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, La Réunion, La Martinique). Sur une année, 15 000 formes infantiles ont été diagnostiquées et 11 000 cas associés à des séquelles irréversibles sont à déplorer.

Mais pourquoi la lèpre est-elle contagieuse ? Parce qu’elle « se transmet à partir des sécrétions nasales ou des gouttelettes de salive ou encore par une promiscuité prolongée avec une personne non traitée », décrit la Fondation Raoul Follereau.

5 ans d’incubation

« Lorsqu’elle n’est pas traitée à temps, la lèpre provoque des paralysies et des mutilations des membres ainsi que des atteintes oculaires pouvant entrainer la cécité. » Un fléau alors que la plupart des patients apprennent leur maladie sur le tard. En effet, la période moyenne d’incubation est de 5 ans, et « les symptômes peuvent parfois n’apparaître qu’au bout de 10 ans », décrit la Fondation Raoul Follereau.

Des traitements efficaces

Si les patients sont pris en charge précocement, « la lèpre paucibacillaire peut être guérie en 6 mois et la lèpre multibacillaire en 12 mois », étayent les scientifiques de l’Institut Pasteur. Le traitement de référence ? La polychimiothérapie basée sur l’administration de trois antibiotiques (dapsone, rifampicine et clofazimine). Et dès la première dose, les patients ne sont plus infectieux.

Pour davantage d’information et effectuez un don, consultez le site de la Fondation Raoul Follereau à https://www.raoul-follereau.org/

  • Source : Fondation Raoul Follereau, janvier 2021 – Site de l’Institut Pasteur, consulté le 26 janvier 2021

  • Ecrit par : Laura Bourgault - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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