Accueil » Santé Publique » Les certificats de décès électroniques… à la peine
En France, le certificat de décès électronique peine à s’imposer. Dans la dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, ses rédacteurs ont ainsi montré que sur 533 977 décès enregistrés en 2010, seuls 5% étaient recensés sous forme électronique. C’est bien peu…
Les statistiques de mortalité constituent un outil essentiel pour évaluer l’état de santé d’une population et mettre en œuvre des études épidémiologiques. Elles permettent également de procéder à des comparaisons au niveau international. Comme le rappellent les rédacteurs du BEH, « il est nécessaire de travailler sur des données de qualité. Et la certification électronique des décès s’inscrit dans ce processus ».
En France en 2010, le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC-INSERM) a reçu 541 678 certificats de décès. Au total, 533 977 ont fait l’objet d’une analyse approfondie. Parmi eux, seuls 5% avaient pris la forme électronique.
Selon les équipes du CépiDC-INSERM, « les certificats de décès électroniques sont mieux remplis que les certificats papier. Ils sont beaucoup plus précis. Par ailleurs ils contiennent plus d’informations. Ce qui conditionne les possibilités d’analyse en cause multiple, comme c’est le cas pour des pathologies complexes telles que le diabète ».
Sans oublier que le certificat électronique présente l’intérêt de faire gagner beaucoup de temps : réception immédiate et simultanée par tous les organismes concernés, absence de délai de traitement… Par ailleurs, la rapidité du processus permet une surveillance efficace de la mortalité. Les rédacteurs du BEH insistent sur la nécessité « d’organiser un enseignement sur la certification des décès de façon à augmenter leur qualité. »
Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par ; David Picot

Source : BEH, 5 mars 2013
Recevez chaque jour par e-mail les dernières actualités santé.