Les Français voient la myopie de loin

27 juin 2022

En France, comme dans le monde, la myopie ne cesse de gagner du terrain. A tel point que l’on estime que la moitié de la population mondiale sera concernée en 2050. Pourtant, le grand public reste peu attentif aux premiers signes… notamment en ce qui concerne les enfants.

Depuis le début du Covid-19, les troubles visuels, en particulier la myopie, semblent s’être amplifiés. Ce n’est pas un hasard. Augmentation du travail sur ordinateur, télévision, jeux vidéo… Les confinements successifs ont généré des comportements délétères pour la vue.  Ainsi, 48 % des Français déclarent avoir éprouvé cette gêne oculaire durant ces deux dernières années.

Des parents peu attentifs

En revanche, il est curieux de constater que peu de parents ont observé le même phénomène chez leurs enfants. « Seuls 27 % ont remarqué que leur enfant avait ressenti une gêne en vision de loin », rapporte l’Association pour l’Amélioration de la Vue (ASNAV). « Etonnant lorsque l’on sait que ce sont justement les enfants les premiers touchés par cette « épidémie » de myopie et inquiétant puisque la myopie est évolutive avant de se stabiliser vers 20 – 25 ans. Or, un enfant qui ne voit pas bien ne le sait pas et l’exprime encore moins ! »

Des Français peu informés

En fait, un peu plus d’un Français sur trois a déjà entendu parler de l’augmentation du nombre de myopes chez les enfants et les jeunes. Vous devez donc être attentif au moindre détail. Les premiers signes de la myopie chez l’enfant apparaissent vers l’âge de 6-7 ans. A l’école par exemple, il aura tendance à se rapprocher de son cahier pour écrire. D’autres signes sont aussi à prendre en compte : s’il se rapproche des écrans, s’il ne suit pas du regard les personnes ou les objets qui bougent devant lui, s’il tourne sa tête de côté pour regarder quelque chose, s’il est sensible à la lumière.

Il est important que la myopie de l’enfant soit prise en charge précocement. Sans verres correcteurs, elle est une cause d’échec scolaire. Sans compter que ce trouble visuel peut s’aggraver. Le premier réflexe sera de consulter votre ophtalmologiste. Lui seul sera en mesure de poser le bon diagnostic et de vous orienter vers la prise en charge la plus efficace.

Ce qui est valable pour votre enfant l’est aussi pour vous. Car la myopie, est réellement handicapante dans la vie quotidienne, aussi bien sur le plan personnel que professionnel, et présente des risques réels dans certaines activités, la conduite d’un véhicule, par exemple.

  • Source : ASNAV

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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