Toxicité sur la rétine, perturbation des rythmes biologiques… Les LED n’en finissent pas de dévoiler leurs méfaits. C’est pourquoi l’Anses recommande de limiter leur usage (notamment les dispositifs les plus riches en lumière bleue). Plus particulièrement chez les enfants.

Performance énergétique oblige, les diodes électroluminescentes (ou LED) connaissent un énorme succès. Ainsi, en quelques décennies, l’exposition de la population à la lumière bleue de ces dispositifs a fortement augmenté, notamment le soir avec les éclairages artificiels et les écrans.

Dès le début du déploiement de cette technologie, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)  soulignait la toxicité pour la rétine de la lumière bleue. Ce qui avait conduit à la mise en place de normes spécifiques.

DMLA, perturbation du sommeil…

Mais dans une récente expertise, l’Anses ajoute une couche de risques. Ainsi, une exposition aiguë augmente le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Par ailleurs, l’Agence met en évidence « qu’une exposition, même très faible, à de la lumière riche en bleu le soir ou la nuit, perturbe les rythmes biologiques et donc le sommeil. Les écrans notamment d’ordinateurs, de smartphones et de tablettes constituent des sources importantes de lumière riche en bleu et les enfants et adolescents, dont les yeux ne filtrent pas pleinement la lumière bleue, constituent une population particulièrement sensible. ».

Limiter les LED

Afin de limiter ces risques, l’Anses émet une série de recommandations. Elle rappelle ainsi l’importance de privilégier des éclairages domestiques de type « blanc chaud » (température de couleur inférieure à 3 000 K). Elle conseille aussi de limiter l’exposition, et en particulier les enfants, à la lumière riche en bleu des écrans à LED (téléphones mobiles, tablettes, ordinateurs, …) avant le coucher et pendant la nuit.

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