Parmi les différents facteurs de risque du diabète, on trouve le terrain génétique, la sédentarité, la malbouffe. Mais aussi, et c’est plus surprenant… la taille. Ainsi, les personnes de petite taille seraient plus exposées à ce trouble métabolique. Comment l’expliquer ? 

Une petite taille liée à une fragilité face au diabète… Cette piste a été envisagée par des chercheurs allemands* auprès de 27 548 volontaires sélectionnés en 1994 et 1998 : au total, 16 644 femmes âgées de 35 à 65 ans et 10 904 hommes âgés de 40 à 65 ans.

Résultat, « la grande taille est associée à une diminution du risque de diabète : 10 cm supplémentaires font chuter ce risque de 41% chez les hommes et de 33% chez les femmes », détaillent le Dr Clemens Wittenbecher et le Pr Matthias Schulze, principaux auteurs de l’étude. Cette corrélation est d’autant plus importante « chez les volontaires de poids normal ».

Un risque cardiovasculaire élevé

La sur-exposition des personnes de petite taille au diabète pourrait s’expliquer par « une concentration élevée de graisses au niveau du foie ». Mais aussi par « un moins bon profil cardio-métabolique concernant les facteurs de risque », comme la la pression artérielle, l’excès de graisse dans le sang** et les phénomènes inflammatoires .

Dans de précédentes études, il a aussi été rapporté que « la sensibilité à l’insuline et la fonction des cellules Bêta*** étaient meilleures chez les personnes de grande taille ».

La taille pourrait ainsi constituer un indicateur du risque individuel de diabète. L’idée est que « les sujets concernés passent des examens de dépistage du risque cardiovasculaire en prévention ».

A noter : chez les jeunes garçons, faire sa poussée de croissance avant la puberté prémunit davantage du risque de diabète qu’une poussée de croissance survenant après la puberté.

*German Institute of Human Nutrition Potsdam-Rehbruecke

**D’autres marqueurs ont été repérés chez les patients de petite taille : c’est le cas de l’adiponectine et de la protéine C réactive

***Les cellules Bêta pancréatiques sécrètent l’insuline, hormone permettant de de réguler le taux de glucose sanguin

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