Quel est l’intérêt de la vitamine D à la ménopause ?

[02 novembre 2017 - 14h25] [mis à jour le 02 novembre 2017 à 14h26]

La déminéralisation osseuse est un des risques liés à la ménopause. A la clé, notamment, un risque accru d’ostéoporose. Selon le programme national nutrition santé, « pour limiter ce phénomène de déminéralisation, il est important de s’assurer que ses apports en calcium et en vitamine D sont suffisants.» Dans les faits, les recommandations sont loin d’être suivies.

Alors que les apports conseillés en vitamine D sont de 10 à 15 microgrammes par jour chez les séniors, il semble que le but soit loin d’être atteint. D’ailleurs, une étude conduite en 2005 a montré que 90% des femmes ménopausées en France étaient carencées.

Une vitamine à ne pas négliger

La fonction principale de la vitamine D est d’augmenter la capacité d’absorption de l’intestin du calcium et du phosphore. « Ce qui permet notamment d’assurer une minéralisation optimale de certains tissus comme les os, le cartilage et les dents », explique l’ANSES. En clair, les rendre plus solides !

Synthétisée par l’organisme au niveau de la peau sous l’action des rayons solaires ou ultraviolets, la vitamine D peut aussi – de façon moindre – être apportée par l’alimentation. La principale source se trouve dans les poissons qui contribuent à 38% des apports chez les adultes. Viennent ensuite, les œufs, les fromages et autres produits laitiers.

L’intérêt d’une supplémentation ?

Une récente étude suisse a cherché à savoir si une supplémentation en vitamine D présentait un quelconque intérêt à la ménopause. En suivant pendant 24 semaines un groupe de femmes, ils se sont aperçus que celles qui consommaient 1 à 2 portions de yaourts enrichis par jour ont vu leur dosage en 25-hydroxy-vitamine D (25(OHD) augmenter. En fait, ce dosage constitue la meilleure manière de surveiller les taux de vitamine D. Ce qui, pour les chercheurs de la Faculté de médecine de Genève montre bien un lien « dose-dépendant » inhérent à la consommation de produits enrichis en vitamine D.

Derrière chose intéressante, les scientifiques ont observé que l’absorption de 25(OHD était plus importante en hiver – lorsque le soleil se fait moins présent. Une supplémentation hivernale serait peut-être la bienvenue.

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