La mesure de l’activité cérébrale permettrait aux médecins de prédire l’efficacité d’un traitement prescrit contre la dépression. Et ce avant le début de toute prise en charge médicamenteuse.

Des scientifiques de la McLean Hospital and Harvard Medical School viennent de mettre au point une méthode pour prédire l’efficacité d’un traitement antidépresseur avant même de commencer la médication.

La technique ? Les chercheurs ont « repéré des marqueurs spécifiques dans le cerveau dont la présence permet d’identifier les patients à haute probabilité de réponse, et ceux pour qui le risque de résistance est élevé », expliquent les auteurs de l’étude Diego A.Pizzagalli et Christian A.Webb. Précisément, ces marqueurs ont été repérés par électroencéphalogramme au niveau du cortex singulaire antérieur.

Vers une prise en charge plus personnalisée ?

Muni de ces données, en cas de test positif, « un médecin pourrait dire à son patient combien ce traitement pourrait améliorer son état de santé. Et donc l’inciter à un suivi médical rigoureux ». Et pour les patients chez qui la prédiction d’efficacité est faible, « les soignants pourraient prescrire des traitements plus puissants, intensifier la psychothérapie et suivre de très près ces personnes ».

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