L’aspirine, bien qu’elle soit plus que centenaire, n’en finit pas de se voir découvrir de nouvelles indications. Prise régulièrement pendant au moins deux ans, elle permettrait ainsi de prévenir l’apparition d’états de démences chez certaines personnes âgées.
Et par là même de réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Une équipe du Puget Sound Health Care System à Seattle, sur la côte Ouest des Etats-Unis, a procédé à l’analyse pendant trois ans, des différents traitements médicamenteux absorbés par 5 000 patients de plus de 65 ans atteints de démence. Au terme de ce suivi, sur 3 227 survivants un total de 104 sujets avaient développé la maladie d’Alzheimer.

Pour l’auteur de l’étude, John Breitner, «ces résultats montrent clairement que l’utilisation à long terme de l’aspirine réduit de 45% le risque de maladie d’Alzheimer.» Cependant, la prise irrégulière et sur une courte période de ce médicament semble n’offrir qu’un faible niveau de protection. L’aspirine, mais aussi les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne permettent pas de traiter la maladie d’Alzheimer. Ils permettraient seulement parfois de la prévenir ou de la retarder… ce qui n’est déjà pas si mal.

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