Selon la dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), les aidants passent plus de 4 heures chaque jour à s’occuper d’un proche souffrant de démence et/ou de la maladie d’Alzheimer. Avec comme principale conséquence, une santé dégradée pour un tiers d’entre eux. 

L’étude publiée dans le BEH s’est intéressée à 506 proches aidants de personnes souffrant de maladies neurodégénératives. En moyenne, un aidant consacre plus de 4 heures à prendre soin d’un patient, avec une différence marquée entre cohabitant (plus de 6 heures) et non-cohabitant (1h30).

Un aidant sur six a rapporté avoir procédé à des aménagements de sa situation professionnelle. Il s’agissait le plus souvent d’une diminution du temps de travail, d’un changement des horaires, voire d’un arrêt de l’activité. Un peu moins de 20% ont déclaré avoir modifié leurs loisirs. Dans la majorité des cas, les aidants sont même contraints de les stopper.

Soutenir et former les aidants 

Par ailleurs, les sorties culturelles et les vacances ne sont possibles qu’à la condition que les aidants soient remplacés. Conséquences, les relations avec l’entourage en sont globalement affectées. Pire, pour un tiers des participants à ce travail, leur propre santé est impactée.

Pour les rédacteurs du BEH, « du fait des évolutions démographiques et sociales, la prise en charge des malades constitue une question de société majeure. L’ensemble des aidants, mais plus particulièrement ceux qui s’occupent de proches atteints de la maladie d’Alzheimer ont eux-mêmes besoin d’être soutenus, relayés, aidés, formés pour pouvoir supporter les conséquences induites par l’aide qu’ils prodiguent ».

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