Maladies mentales et psychiatriques : le voile se lève ?

[30 mars 2016 - 14h34] [mis à jour le 30 mars 2016 à 14h36]

La dépression, la schizophrénie ou encore la bipolarité… en voilà des mots difficiles à dire à voix haute, des maladies complexes à assumer. Mais quelle image les jeunes, les parents et les enseignants se font-ils des maladies mentales ? Un sondage IPSOS dévoilé à l’occasion des Semaines d’Information sur la Santé Mentale fait le point sur la question.

Contrairement aux idées reçues, les Française osent parler des maladies mentales. « Les troubles psychiques constituent une préoccupation largement partagée (…), en particulier par les jeunes », révèlent les auteurs du sondage IPSOS mené auprès de 603 jeunes, 601 parents et 235 enseignants.

Des jeunes positifs

Résultats, les 15-25 ans ont peu « de réticence à parler des symptômes mentaux, y compris de type psychotique, qui les concernent directement ou pas ». Cette liberté de parole sur les maladies constitue une démarche essentielle au dépistage précoce. Trois quarts des maladies mentales se déclarent en effet avant l’âge de 25 ans et 80% des troubles psychotiques apparaissent entre 15 et 25 ans.

Des symptômes passés inaperçus ?

Autre point, 37% des jeunes volontaires interrogés se disent stressés. Seuls 18% des parents perçoivent ce stress chez leurs adolescents. Mais une bonne partie du corps enseignant (43%) note en revanche leur apathie chronique au quotidien. Toujours selon le sondage IPSOS, 55% des 15-25 ans ont déjà rencontré des symptômes liés aux difficultés mentales : phobies, anxiété, dépression, paranoïa. Seuls 39% des parents s’aperçoivent de cette souffrance.

Enfin, près de 6 jeunes sur 10 ont ressenti un ou plusieurs des 9 symptômes psychotiques reconnus dans le mois précédent l’enquête. Parmi eux, 10% en ont souffert de manière fréquente, et 15% ont éprouvé au moins 5 symptômes régulièrement. Une bonne moitié des jeunes concernés envisagent de parler de leurs problèmes à quelqu’un. Et 7 jeunes sur 10 se disent prêt à se confier auprès d’un membre de leur famille. Preuve de l’importance d’intégrer les parents dans la prise en charge.

Vous ou l’un de vos proches êtes concerné(es) ? Pour en savoir plus sur les signes d’alertes spécifiques de chaque trouble, cliquez ici. Et pour trouver un professionnel à qui parler, vous avez le choix :

Fil santé jeunes
Fédération Espaces santé Jeunes
Fondation santé des étudiants de France
Association Nationale des Maisons des Adolescents (ANMDA)
Point écoute jeunes
Association Phare (prévention du suicide et mal-être des jeunes)
Centre médico-psychologiques

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