Maladies non-transmissibles : réduire d’un tiers les décès d’ici 2030

[02 novembre 2017 - 11h52] [mis à jour le 02 novembre 2017 à 11h53]

Cardiopathies, affections respiratoires, cancers, diabète… A l’occasion d’une Conférence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Montevideo (Chili), des représentants d’Etats du monde entier se sont engagés à prendre des mesures pour atténuer le fardeau liées aux maladies non-transmissibles.

Les Etats ont ainsi approuvé « la feuille de route de Montevideo pour 2018-2030 sur les maladies non-transmissibles » et érigé ces dernières au rang de « priorité pour le développement durable ». Et pour cause, à l’échelle mondiale, ces affections tuent 40 millions de personnes par an. Plus d’un tiers (37,5%) ont entre 30 et 70 ans.  Selon l’OMS, une majorité de ces décès peut être évitée par l’application de mesures de santé publique, relatives à la lutte contre le tabagisme, contre la pollution de l’air, la mauvaise alimentation, « l’usage nocif d’alcool » et encore la sédentarité.

Prévention…

De façon concrète, d’ici à 2030, l’objectif est de réduire d’un tiers le nombre de décès prématurés liés à ces maladies. Les pays à revenus faibles ou intermédiaires dans lesquels surviennent chaque année 7 millions de morts liées aux maladies transmissibles, sont particulièrement ciblés. « Il est choquant de constater la charge croissante que des maladies comme le cancer ou le diabète font peser sur les personnes le moins en mesure d’assumer les coûts des soins de santé » a souligné le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

« Les  États doivent dans un premier temps tenir les engagements pris en matière de prévention, et garantir que les personnes obtiennent les services permettant de les traiter », a-t-il ajouté. « L’incapacité à tenir ces engagements impose des coûts considérables sur les individus et les communautés. Et cela va totalement à l’encontre des engagements mondiaux en faveur du développement durable ».

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